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Congratulation to Jean-Efflam!

Winner of BBC Music Magazine Award 2012
for his CD Ravel, Massenet, Debussy

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Dernières parutions

Concerts du mois

Jean-Efflam Bavouzet

31/05/12

Paris - Opéra Bastille - 20h
Debussy
Avec le quatuor Danel

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Diva Opera

06/06/12

Châtenay Malabry - Maison de Châteaubriand - 20h45

Mozart La Flûte Enchantée

Bryan Evans Directeur Artistique
Wayne Morris Metteur en Scène
Nuria Garcia Chorégraphe

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Xiao-Mei Zhu

10/06/12

Ancy le Franc - Château - 16h

Bach Variations Goldberg

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Rafal Blechacz

11/06/12

Strasbourg - Auditorium de la Cité de la Musique - 20h30

Bach Partitia n°3
Beethoven Sonate n°7
Debussy Suite Bergamasque
Chopin Sonate op 58 n°3

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Rafal Blechacz

12/06/12

Paris - Salle Pleyel - 20h

Bach Partitia n°3
Beethoven Sonate n°7
Debussy Suite Bergamasque
Chopin Sonate op 58 n°3

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Barbara Hendricks

17/06/12

Paris - Olympia - 18h

Mozart Les Noces de Figaro extraits

Avec l'Orchestre National de Lille
Jean-Claude Casadesus, direction

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Voces8

29/06/12

Caen - Eglise Saint-Nicolas - 20h30

From Gibbons to Gershwin

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Presse récente

L'Harmonie des contrastes 1

Rafal Blechacz
Pianiste - 14/05/12

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L'Harmonie des contrastes 2

Rafal Blechacz
Pianiste - 14/05/12

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L'Harmonie des contrastes 3

Rafal Blechacz
Pianiste - 14/05/12

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Un timbre et des lettres

Barbara Hendricks
Télérama - 18/04/12

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Fabuleuse soirée de jazz

Paul Lay
Echo Republicain - 13/03/12

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Flûtiste virtuose pour Vivaldi

Philippe Bernold
La Provence - 25/02/12

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Debussy/Szymanowski

Rafal Blechacz
ClassiqueNews - 14/02/12

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Lauréat du 15è Concours Chopin de Varsovie 2005, Rafal Blechacz (né le 30 juin 1985) poursuit son impressionnante odyssée, chez Deutsche Grammophon (déjà 3 disques précédents avant celui ci, majoritairement dédiés, dans le prolongement de son Prix 2005, à Chopin). C'est un parcours sans faute, qui souligne la maturité musicale de l'artiste et surtout la justesse de son intuition artistique.  Le jeune pianiste polonais emprunte de nouveaux chemins de traverse, affrontant comme il le dit lui-même cet "impressionnisme" liquide, transparent, si coloré de Debussy, et l'expressionnisme plus secret et énigmatique de son compatriote Karol Szymanowski, né 20 ans après Debussy en 1882.
Parenté troublante, chronologique d'abord entre Pour le piano du Français (créé par Ricardo Viñes) et la Sonate en ut mineur du jeune Szymanowski, deux oeuvres autour de 1903-1904 et d'une ardente fièvre. Même époque d'ailleurs pour L'Isle Joyeuse datée de... 1904: le jeune interprète montre à quel point la notion de couleur et de timbre prévaut chez Debussy; un maître impressionniste, des variations et teintes mêlées, changeantes, vibrantes même, d'une palpitation sanguine et nerveuse dont le jeu transmet ce caractère sauvage et primitif à la fois avec une fluidité nerveuse donc "impressionniste" et surtout, impressionnante. Jouer Debussy permet au pianiste de rendre hommage aussi aux modèles qui nourrissent son propre jeu: évidemment Arturo Benedetti-Michelangeli (qui joua à Hambourg Debussy justement en un récital mémorable à l'automne 1984),  mais aussi Gieseking et Alfred Cortot... 

Mondes intérieurs, mondes enchantés

Du Szymanowski expressionniste, Rafal Blechacz s'engage à dévoiler une même activité flamboyante, dans la Sonate de jeunesse déjà citée et le Prélude et Fugue en ut dièse mineur, si proche de Chopin (début du 2ème mouvement de la Sonate), Beethoven et Scriabine. Et le mouvement qui suit dans la dite Sonate, Tempo di Minuetto, rappelle cette tendre fascination pour les références historicisantes: Szymanowski s'y abandonne à une pause langoureuse et enivrée, où diffuse aussi le parfum d'une mystérieuse nostalgie, énoncée avec un tact digital emperlé comme une églogue ancienne voire antique, comme les a aimé aussi son aîné Debussy. D'ailleurs, ce souci de la miniature s'entend surtout chez Claude, dans Estampes: où se précise la présence d'une évocation exotique, orientale puis ibérique où tout l'art de suggérer, s'étoffe et captive sous les doigts du pianiste.
Son implication est totale: d'une souple et parfois violente intensité. Une course à l'abîme où l'âme est en jeu. Notons la belle sensibilité plus secrète encore dans le Präludium puis l'architecture si ciselée de la Fuga a 4 voci, relecture si raffinée des contrepoints de Bach.  Szymanowski y développe une sorte de divagation inquiète mais frappante par sa concision et sa clarté intérieure: tout l'apport de Rafal Blechacz est là: doué d'éloquence, il sait aussi nous raconter mille feux ardents dans un jeu jamais anodin ni futile. Du très grand pianisme.
Carl Fisher

Nonette, quelle belle découverte

Philippe Bernold
La Provence - 09/02/12

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Bavouzet, le boulimique de musique

Jean-Efflam Bavouzet
Le Figaro - 03/02/12

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Plus connu en Angleterre qu'en France, ce pianiste d'exception est de passage à Paris.

Quelle version récente de l'œuvre pour piano de Debussy la presse musicale internationale a-t-elle élue comme une référence intemporelle? Celle de Jean-Efflam Bavouzet, qui jouera justement Debussy à la Cité de la musique, samedi. Son éditeur? Chandos, un label britannique. Pour qui suit la carrière de ce fabuleux musicien français, rien d'étonnant: cela fait longtemps que ses triomphes sont plus anglo-saxons qu'hexagonaux. Il fut déjà l'invité des quatre orchestres londoniens la même année (London Symphony, London Philharmonic, Philharmonia, BBC): fait rarissime.

Ce boulimique de musique ne tient pas en place: vif-argent et survolté, il serait épuisant si sa conversation n'était aussi passionnante et variée. Intarissable, il l'est aussi dans sa carrière, jusqu'à jouer quatorze concertos et treize programmes de récitals différents la même année.

Peur de manquer? Fuite en avant? Non, mais une impression de temps à rattraper. À l'âge où sa carrière commence, il fut en effet confronté au cauchemar des pianistes: la fameuse «dystonie de fonction», ce trouble moteur qui empêche la main de répondre à certaines sollicitations sans que l'on sache pourquoi. Au début des années 1990, on commençait à peine à étudier ce phénomène: Bavouzet fut l'objet de communications à la faculté! Le magicien de la main, Philippe Chamagne, lui donna le meilleur conseil possible: ne pas s'arrêter de jouer, mais adapter son répertoire. Cela dura trois longues années. Lorsque les doigts et le cerveau réussirent à communiquer à nouveau, il avait envie de mordre la musique à pleines dents: les grands accords de Bartók et Prokofiev ne lui posaient plus de problèmes. Quant à son intelligence aiguë, il n'avait cessé de la développer.

 

La musique peut être un poison

Les grands chefs sir Georg Solti et Pierre Boulez ne s'y trompèrent pas, qui contribuèrent à faire connaître son nom: il y a pire parrains. Solti, l'une des légendes de la baguette, lui prodigua même ses conseils pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'il estime le moment venu de l'accompagner pour un concert à l'Orchestre de Paris. Il mourut avant d'honorer son engagement, mais fut remplacé par Pierre Boulez, qui conserva le soliste: ils ne se quittèrent plus.

La femme de son mentor, lady Valerie Solti, l'avait mis en garde: la musique peut être un poison. Comme antidote, Bavouzet a développé une autre passion: la miniature. À la tête d'une installation de train électrique unique au monde, qu'il développe en permanence, il a aussi construit un opéra dans une boîte d'allumettes, avec rideau de scène et dix-sept musiciens dans la fosse, et dans une autre boîte, une salle de concerts de deux cents places avec un piano à queue. Il a peint les cravates de ses figurines, elles font sept millimètres. Étonnez-vous après que son jeu pianistique ne laisse rien au hasard.

 Par Christian Merlin

Paul Lay la surprise!

Paul Lay
Action Jazz - 25/01/12

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L’un des principaux atouts de Fred Borey, digne héritier de Dexter Gordon, Joe Henderson et Jerry Bergonzy, trois influences majeures qu’il revendique, est de jeter des ponts entre la culture afro-américaine et la tradition européenne. Allant beaucoup plus loin que ses allusions directes à Kodaly, Bartok ou Debussy, cela s’entend dans les harmonies dont il habille ses compositions. Les thèmes très bien construits, à l’instar de ceux de Wayne Shorter par exemple ont  souvent une petite saveur du vieux continent, tout en s’inscrivant dans la continuité de ce jazz qui nous vient des Etats-Unis. Bien sûr, le jeu de saxophone de Fredéric Borey nous amène de l’autre  côté de l’océan, le phrasé, la clarté du discours, l’articulation, le velouté du son se permettant toutefois des dérapages en harmoniques parfaitement maîtrisés. Tout ceci s’inscrit  dans l’histoire du jazz, mais Fred Borey y ajoute avec subtilité une touche personnelle, sûrement induite par sa grande connaissance de la musique classique européenne. Pour ce faire, il est aidé par une formidable rythmique : la contrebassiste  Nolwenn Leizour, trouvant toujours la note juste, sans en rajouter, avec un son remarquable, qui se permet de rares chorus avec un réel sens de la mélodie et de l’économie, et le batteur Stephano Luccini, à la frappe précise et incisive.

La surprise est venue du pianiste, Paul Lay, remplaçant au pied levé Camélia Ben Naceur retenue par une fièvre tenace. C’est là un des miracles du jazz : comment des musiciens qui ne se connaissaient pas quelques heures plus tôt peuvent-ils se trouver sur la même longueur d’ondes si facilement ? Le fait que Paul Lay ait reçu les partitions deux jours avant n’explique pas tout, il faut une bonne dose de talent pour s’approprier les compositions et leur apporter son univers personnel, et même une nouvelle ouverture que Fred Borey semblait apprécier particulièrement. Retenez le nom de Paul Lay, ce jeune musicien au jeu très original adoubé par Martial Solal  ira loin!

Les compositions, toutes signées de Frédéric Borey, à l’exception de "Lines for Kodaly" , subtil habillage harmonique d'une mélodie "nue" du compositeur hongrois, sont pour la plupart issues de "Lines", le dernier album en date. On a eu également droit à la primeur de quelques nouveaux morceaux qui feront la matière d'un enregistrement en préparation.
Reste à parler de l'émotion qui passe dans cette musique, que les musiciens rendent visible sur scène et qu'ils transmettent au public avec un plaisir évident pour conclure cette évocation d'un concert fort plaisant.

Patrice Boyer